22 novembre 2009

Distance culturelle France-Estonie

42. C’est la valeur de la distance culturelle calculée par Hofstede pour qualifier ce qui différencie l’Estonie de la France en terme de culture.

A peine au dessus du 40 qui marque la frontière entre 2 cultures qui peuvent parfaitement cohabiter (inférieur ou égal à 40) et 2 cultures où il est nécessaire d’aménager certains aspects de la vie pour ne pas créer des tensions due à des incompréhensions (entre 40 et 60)

laulupidu_2009_parade.JPG

Décomposons cette distance culturelle pour y voir plus clair :

La distance hiérarchique

(Degré d’inégalité attendue et acceptée par les individus)

L’Estonie obtient un score de 40, ce qui traduit une faible manifestation du pouvoir et des discussions ouvertes entre les individus. La France, elle, a un score de 68 qui se traduit par une hiérarchie plus marquée et plus directive.

Le contrôle de l’incertitude

(Degré de tolérance face à l’incertitude de l’avenir)

60 pour l’Estonie qui exprime un faible goût du risque, des procédures nombreuses et détaillées. La France, est encore plus ancrée dans cette situation avec un score de 86.

L’individualisme

(Relation entre l’Homme et la société)

60, à nouveau. L’Estonie ne se différencie pas des pays développés qui obtiennent une note assez élevée, en général. Ceci signifie que la culture est plutôt individualiste, la vie professionnelle est très détachée de la vie personnelle et la communication est directe. La France a une valeur encore plus marquée en individualisme avec 71.

La masculinité

(Répartition des rôles dans la société)

Faible masculinité du côté de l’Estonie avec un score de 30. Les cultures qui obtiennent un score faible en masculinité (Propre aux pays nordiques) privilégient les relations humaines, l’intuition et la qualité de vie. La France se situe à 43. La prépondérance de l’argent et la réalisation matérielle ont tendance à avoir un peu plus de poids.

 

La communauté russophone représente un peu moins de 30% de la population en Estonie. C’est pourquoi il importe également de connaître la distance culturelle avec cette culture très différente de la culture estonienne. Cet article sur la distance culturelle franco-russe vous apportera quelques réponses.

Ces indicateurs sont toutefois à prendre avec des pincettes. On leurs reproche leur niveau trop macro. En effet, chaque individu est différent et ces informations ne reflètent qu’une tendance. D’après Hofstede, la culture estonienne est bien plus proche de la culture finlandaise que de la culture russe, ses 2 plus proches voisines.

D’un point de vue personnel, je dirais que les Estoniens sont en apparences un peu froid et très directs. Mais en apparence seulement. Pas plus tard que l’été dernier lors de mon voyage à Tallinn, j’ai découvert des personnes vraiment très sympathiques et moins superficielles que des cultures dites plus ouvertes et chaleureuses mai qui le sont en apparence, seulement :)

Bien sûr, il y a des gens qui vous paraîtront antipathiques, rustres mais nous en connaissons tous autour de nous ! Ces outils vous permettent de cerner la culture de votre interlocuteur afin de ne pas commettre d’impairs. Ensuite, en se montrant humble, ouvert et respectueux, une interaction multiculturelle ne peut que bien se passer.

Qu’en pensez-vous ?

19 novembre 2009

Mise à jour de l'article sur la ville de Narva

Bonjour,

Je viens de mettre à jour mon article sur la ville la plus à l'Est de l'Estonie : Narva.

Article sur la ville de Narva

J'ai également retravaillé l'album sur Narva que vous pourrez parcourir à partir du raccourci sur votre droite.

Bonne visite !

17 novembre 2009

Souvenirs d'Estonie

La question que l’on se pose lorsque la date de retour approche : que rapporter d’Estonie ? Quelles sont les spécialités que je pourrais faire découvrir à mes proches ?

alcool_estonien.JPGPersonnellement, mon sac est beaucoup plus lourd lorsque je quitte le territoire estonien car je fais des provisions de bière et de vodka estoniennes.

Il y a 2 grandes marques de bière estonienne : Saku ou A. Le Coq (voir mon article sur les bières estoniennes)

Au niveau de la vodka : la Viru Valge est la meilleure à mon goût et d’après beaucoup d’Estoniens ! Il existe une catégorie haut de gamme ainsi qu’une multitude d’arômes (citron, vanille, cerise, cassis…)

Il y a également la liqueur estonienne Vana Tallinn mais c’est assez spécial. Je préfère de loin la crème de Vana Tallinn qui ressemble un peu à la crème de Whisky.

Je voue également une grande passion pour les Tshirts Welcome To Estonia comme le montre cette photo :

tshirt_welcome_to_estonia.jpg

Artisanat traditionnel estonien

  • Le lin : écharpes, linges de maison
  • Le bois de genévrier : ustensiles de cuisines, bock de bière
  • La céramique : ustensiles de cuisines, reconstitution de bâtiments
  • La laine : pulls, gants, écharpes et bonnets pour être au chaud durant l’hiver
  • Le chocolat Kalev : il existe plein de formats et de saveurs mais mon préféré est de loin celui à la Vana Tallinn. Un vrai délice accompagné d’un café !
  • L’ambre balte : bijoux aux vertus thérapeutiques provenant de la mer baltique

Voici une petite illustration de ce que vous pourrez trouver dans les magasins de souvenir :

 

Souvenirs_estonie.jpg

 

Où s’approvisionner ?

La Vieille Ville regorge de boutiques de souvenirs. Vous y trouverez dans la plupart des magasins les produits évoqués ci-dessus. Pour l’ambre, je vous recommande d’aller dans des boutiques qui ont pignon sur rue pour éviter la contrefaçon.

Des marchés vous proposerons des produits légèrement moins chers qu’en magasin. Celui présent contre le mur dans l’enceinte de la Vieille Ville de Tallinn au croisement des rues Viru et Müürivahe est un passage incontournable si vous souhaitez acheter des vêtements en laine. Attention : la négociation n’est toutefois pas trop dans la nature des Estoniens !

Des marchés plus petits de souvenirs sont présents dans toutes les autres grandes villes estoniennes : Tartu, Parnu, Viljandi, Kuressaare… Sans oublier le marché de Tallinn présent sur la Raekoja Plats durant la période de Noël et en été.

Pour l’achat d’alcool, je vous recommande les magasins Liviko Stores (Liste des magasins Liviko). Il y en a plusieurs dans  Tallinn et un point de vente à Kuressaare sur l’île de Saaremaa

Enfin, vous trouverez plein de matriochka dans les magasins de souvenirs. Inutile de vous préciser que ce n’est absolument pas estonien !

 

Pour information, voici ce que dit la loi par rapport à la quantité d’alcool que vous pouvez détenir sur vous (Le seuil s'entend par moyen de transport individuel ou par personne âgée de plus de 17 ans en cas d'utilisation d'un transport collectif, au delà de 9 personnes transportés, chauffeurs compris) :

  • Boissons spiritueuses (whisky, gin, vodka, etc.) : 10 litres
  • Produits intermédiaires (vermouths, portos, madère, etc.) : 20 litres
  • Vins : 90 litres (dont 60 litres de vins mousseux)
  • Bières : 110 litres

Pas d’alcool supérieur à 70° en avion donc pas de Viru Valge à 80° !

30 août 2009

Les symboles de l'Estonie

bleuet.jpg

Cette note a pour objectif de vous présenter les différents symboles attachés à l’Estonie et fait suite à celle-ci expliquant l’origine du drapeau estonien.
L’hirondelle et le bleuet sont les symboles de la nation estonienne. Leurs origines remontent aux années 60. Durant l’occupation soviétique, ils reconstituaient les couleurs du drapeau estonien alors interdit.

Les armoiries

blason_estonie.jpgLe blason estonien est constitué de 3 lions héraldiques, présents également sur certaines pièces de monnaie. Ces derniers apparaissent également sur les armoiries du Danemark puisque leur origine origine remonte au roi Valdemar II de Danemark qui était aussi roi d’Estonie. Ces armoiries apparaissent pour la première fois en 1918, dès l’indépendance de l’Estonie et sont adoptées officiellement en 1925 par l’assemblée nationale. Il a été réhabilité en 1993 car tout comme le drapeau bleu, noir, blanc, il était  interdit au moment de l’occupation soviétique.

L’hymne

L'hymne national estonien est Mu isamaa, mu õnn ja rõõm, ce qui signifie Ma patrie, mon bonheur et ma joie. Il a été composé par l'Allemand Friedrich Pacius en 1848. Le chant est devenu l'hymne national estonien en 1920, au moment de l’indépendance de l’Estonie. La mélodie est la même que Maamme, l’hymne national finlandais.
podcast

14 juillet 2009

Festival de Chant Estonien 2009 (Laulupidu) - La suite !

Comme je le disais dans cette note, il a lieu tous les 5 ans et se déroule sur plusieurs jours. Il y a tout d’abord le festival de danse puis la parade où chaque chorale estonienne parcourt à pieds la route qui sépare le centre de Tallinn à Laulupidu, lieu où se déroule le festival de chant.
7 460 danseurs ont participé au Festival de Danse et se sont exprimés sur le thème de la mer au Kalev Stadium.
Le samedi 4 juillet se tenait la parade qui a démarré vers 14 heures au centre de Tallinn. J’ai suivi les chorales venues de toute l’Estonie qui défilaient pour me diriger vers Laulupidu. C’est réellement impressionnant tous ces gens qui sont venus, drapeau estonien à la main, soutenir les chants qui raisonnaient juste avant leur indépendance à ce même endroit. L’histoire est encore bien présente et ça m’a ému de voir toutes ces personnes brandissant le drapeau estonien, fiers de leur pays.

Parade_Laulupidu_2.JPGParade_Laulupidu_3.JPG

 

 

 

 

 

 

Une fois arrivé à Laulupidu et le temps de faire valider les billets achetés par Internet, je pénétrais dans l’enceinte dont on m’avait tant parlé.
Il faut trouver une place et chercher quelque chose à manger. Ca tombe bien, il y a plein de stands qui distribuent de la nourriture : saumon, saucisses, chachlik, tout y est. J’en ai profité pour m’acheter un drapeau estonien.
Pendant ce temps là, les chorales arrivent l’une après l’autre alors que le présentateur salue chacune d’elle. Chaque drapeau estonien apporté par les 864 chorales est disposé sur l’enceinte.

Dès que l'ensemble des chorales est arrivé, tout le monde s'assoiet et les choristes prennent place dans l'enceinte, autour de l'orchestre.

Estonian_Song_Festival_Singers.JPG Estonian_Song_Festival_Flame.JPG

Ils sont environ 26 430 ! Ensuite, la torche au sommet de la tour doit être allumée. Elle symbolise le lancement officiel du festival, après être passée par Viljandi, Parnu et les îles de l’Ouest de l’Estonie. La personne chargée de cette mission gravit la tour et s’arrête à chaque étage sous les applaudissements avant d’allumer la flamme à son sommet.

Le festival de chant peut désormais commencer :

Estonian_Song_Festival_Start.JPG

Malheureusement, le temps n’était pas au rendez-vous le samedi. Devant partir tôt le dimanche, je n’ai pu assister au second concert. Or, il paraît que le temps s’était nettement amélioré et que la ferveur des acteurs (choristes, musiciens et spectateurs) était encore plus présente !

Rendez-vous dans 5 ans !

07 juin 2009

Les grandes étapes de l'histoire estonienne

Les débuts

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Après la période glacière succède une période au climat un peu moins rude mais peu propice à la vie. Malgré cela, on y date les premières traces de vie sur les rives de la rivière Parnu.

Vers moins 4000 avant JC, le climat devient moins rigoureux ce qui permet à la végétation de se développer et aux humains d'y poursuivre leur évolution pour devenir les ancêtres les langues finno-ougriennes dont l'estonien fait partie.

Aux alentours de 800 avant notre Ere, les premières forteresses estonienne sont bâties. On y date les premiers Tumuli recouvrant les sépultures (comme les Dolmens).

En 750, les invasions Vikings (désignant les peuples de Scandinavie) n'épargnent pas l'Estonie. Ceci a peut-être fait en sorte que l'Estonie devienne un point de passage du commerce maritime des routes tracées par les Vikings et contribué à ce qu'est Tallinn.

Première mention de Tallinn
C'est en 1154 que pour la première fois on entend parler de la ville de Tallinn par le géographe arable Al-Sharif Al-Idrissi (1100-1166). C'est lui qui dessina la première carte complète du monde "scientifique" dont se servirent les européens pendant plus de 300 ans.

De nombreuses invasions avant l’indépendance
L’Estonie appartient successivement au Danemark (1238), à la Suède (1629) et à la Russie (1710). le 24 février 1918, proclamation de l’Indépendance de l’Estonie qui précède l’invasion par les troupes allemandes. Ces dernières sont repoussées par les Russes en novembre 1918. L’Estonie va être le théâtre de nombreux affrontements entre l’Allemagne et la Russie. Cette dernière reconnaîtra l’indépendance de l’Estonie en 1920 et la 1ère constitution estonienne sera adoptée.

Sous domination soviétique
L’URSS incorpore la République d’Estonie en 1940. Cette dernière est ensuite occupée par l’Allemagne nazie de 1941 à 1944 avant d’être « libérée » par l’Armée Rouge en 1944. De nombreuses déportations d’Estoniens en Sibérie débutées en 1941 se poursuivent.

En route vers l’indépendance

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En 1954, un gouvernement en exil est constitué et en 1988 est crée le Front Populaire qui lutte pour l’indépendance de l’Estonie face à la vague de russification des années 80. Les couleurs nationales réapparaissent alors qu’elles étaient interdites. Le 23 août 1989 se forme la fameuse voie balte (photo), chaîne humaine qui relie Tallinn à Vilnius pour demander l’indépendance des pays baltes. Environ 2 millions de personnes participent à cette chaîne de 560 km.

Reconnaissance de l’Estonie
L’Estonie obtient son indépendance par référendum le 3 mars 1991 (77,8% de votes favorables), intègre l’ONU le 17 septembre de la même année et l’OTAN le 29 mars 2004. Elle rejoint l’Union Européenne le 1er mai 2004.

15 mars 2009

Festival de Chant Estonien 2009 (Laulupidu)

 

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Tous les 5 ans au mois de Juillet à Tallinn, la capitale estonienne, se tient le festival de chants. Le chant faisant partie intégrante de la culture estonienne.
Le premier festival remonte à 1869,à Tartu. Il coïncide avec la période appelée « Réveil » (Estonian Age of Awakening ou Ärkamisaeg en estonien), période à laquelle les Estoniens ont commencé à se positionner en tant que nation avec leur propre identité.
En 1959 est construit Lauluväljak où se déroule désormais le festival de chant (en photo). C’est un lieu très spécial pour les Estoniens qui s’y regroupaient peu avant leur indépendance en 1991 pour y chanter des chants patriotiques.
Aujourd’hui, le festival regroupe entre 25 000 et 30 000 personnes et seuls les meilleurs choristes peuvent espérer y participer.

J’ai la chance de pouvoir y assister cet été et je ne manquerai pas de vous faire un retour plus vivant que cette brève présentation.

13 février 2008

La bière en Estonie

37ca342258779f8d25199e55632c097a.jpgAvant mon départ pour Tallinn, j'avais entendu dire que les Estoniens étaient de grands consommateurs de bière. Je ne pensais que trouver de la vodka. C'était l'un des nombreux clichés que j'avais en tête. Et pourtant... Je me suis trompé sur toute la ligne ! Je peux affirmer aujourd'hui que la bière estonienne est une des meilleures que j'ai eu l'occasion de goûter. En même temps, suis-je réellement objectif ? Je ne pense pas ! Mais je vous assure que tous les amateurs qui ont pu la tester émettent le même avis que moi.
Cette boisson était d'abord utilisée durant les sacrifices dans les temps anciens avant de participer à la convivialité des nombreux pubs estoniens. Autrefois, les habitants brassaient eux-même leur propre bière. Cette dernière devint une boisson très côtée auprès des agriculteurs. Elle était aussi réservée aux grandes occasions comme le mariage, les vacances, les fêtes et les décès. La bière estonienne n'est en général pas très forte et se rapproche plus de la conception allemande (se désaltérer donc bière légère) que la conception belge dont les bières sont plus fortes. (La Saku Originaal est par exemple à 4,6°)
Il y a aujourd'hui 6 grandes brasseries en Estonie, ce qui représente un marché assez concentré si l'on prend en compte la taille du pays. La première brasserie a été construite en 1826 par Justus Reinhold Schramm à Tartu.
Saku est la bière estonienne la plus connue. La société établie en 1991, durant l'année d'indépendance de l'Estonie, détient environ 50% de part de marché. Elle est même cotée au second marché à la Bourse de Tallinn. L'actionnaire majoritaire est la Baltic Beverages Holding AB dont Carlsberg, la bière danoise, détient des parts. Le marketing est très présent et remarquable : sur ma photo d'ailleurs, vous pourrez constater que je porte fièrement la casquette Saku achetée à l'usine Saku qu'il est posssible de visiter.
Même si Saku est la bière estonienne la plus populaire, il y a un concurrent direct dont certains disent que le produit est de meilleure qualité. La bière A. Le Coq. Eh oui, j'étais aussi très surpris en entendant ce nom à consonnance française. La compagnie A. Le Coq existe depuis 1807 et a été fondée par un Belge au nom d'Albert Le Coq qui acheta la brasserie estonienne en 1913, prenant ainsi le nom de son nouveau propriétaire.

21 mars 2007

Système politique

L'Estonie possède un régime démocratique parlementaire depuis l'adoption de sa Constitution le 28 juin 1992. Le Parlement estonien, Riigikogu, détient le pouvoir législatif : adoption du budget de l'Etat, organisation d'un référendum, ratification de traités nationaux et internationaux, autorisation au Premier Ministre de former son gouvernement qui compte 13 membres et enfin, élection du Président de la République.
(Photo du Parlement extérieur puis intérieur)
Le Parlement compte 101 membres réélus tous les 4 ans. Pour agir au sein du Parlement, chaque formation doit détenir au moins 5% des suffrages. Le scrutin est proportionnel, ce qui permet une plus forte représentativité des partis (sujet qui fait actuellement débat en France). Il faut avoir au moins 21 ans pour être candidat et maîtriser la langue estonienne qui est celle utilisée durant les sessions parlementaires.

Quatre courants politiques sont reconnus : les conservateurs, les libéraux, les sociaux-démocrates et les agrairiens. Il n'y pas de formation extrémiste en Estonie.
Six formations politiques sont actuellement représentées au Parlement :

  • Le Parti du centre (K), principale formation politique et situé à gauche sur l'échiquier politique
  • Res Publica (Res), formation de droite- Le Parti de la réforme (ER), formation libérale
  • L'Union du peuple estonien (ERL)
  • L'Union pour la patrie (I), formation chrétienne-démocrate
  • le Parti social-démocrate (SDE)
  • Quelques palementaires n'appartiennent toutefois à aucune de ces formations.
Le Président de la République actuel est Toomas Ilves. Le gouvernement est formé par une coalition composée du Parti de la réforme, du Parti du centre (K) et de l'Union du peuple (ERL).

19 mars 2007

La cuisine estonienne

medium_cumcumbers.jpgLa cuisine estonienne tire ses origines de spécialités allemandes et scandinaves. D'une certaine manière, on peut affirmer que le climat l'a également influencé. Les plats estoniens sont très consistants et d'influence rurale. Maintenir son corps au chaud malgré un climat très rude nécessite une alimentation riche.
Que trouve-t-on principalement dans l'alimentation estonienne ? La pomme de terre est un aliment de base, de même que le chou, le cornichon et les champignons. La viande la plus populaire est le porc mais la volaille est également très présente. Eh oui, il n'y a pas beaucoup de boeuf ! J'ai entendu dire que le prix de la viande en est une cause probable... Je m'attendais à avoir beaucoup plus de poisson dans mon assiette ! Il y en a, bien sûr, mais pas autant que je l'avais lu dans certains livres. La spécialité estonienne est le pain noir (Leib en estonien).

medium_leib.jpg

Le petit déjeuner estonien est relativement consistant : du pain, du beurre, de la confiture, des oeufs, du fromage, de la saucisse et... le porridge ! Tout ceci accompagné de café ou de thé.

Le déjeuner est pris en général à midi. Il y a en général des crudités ou de la soupe (Supid) en entrée. Ensuite, le plat de résistance composé de viande ou de poisson accompagné de chou (Kapsad) et de pommes de terre (Kartulid) rôties.

Le dessert est constitué de patisseries estoniennes (Pirukas), de crème glacée (Jäätis) ou de fruits frais (Puuvili). Les patisseries sont nombreuses, comme l'illustre la photo suivante.

medium_EstonianPastries.jpg

Le dîner, vers 18 heures, est plus léger. Il fait intervenir lui aussi les ingrédients principaux comme la pomme de terre et le chou. Les pâtes sont également très consommées. Les Estoniens n'ont pas l'habitude de consommer de l'eau pendant le repas. En général, un jus de fruit ou du kefir (lait fermenté) permet d'agrémenter le repas. Le kefir est assez lourd et suit la logique d'une nourriture consistante. Cette information est relayée dans les grandes surfaces : il y a des jus de fruits de toutes les façons ! Bien plus qu'en France. Personnellement, j'ai adoré le jus de prunes. Au niveau des yahourts, les Estoniens ont accès à des bouteilles en carton (comme nos bouteilles de lait) où il y a là aussi un choix énorme. A l'unanimité parmi notre groupe, le yahourt de l'année est arômatisé Pomme-Cannelle !

Voila ! Vous savez à peu près tout sur la gastronomie estonienne. Je publierai bientôt quelques recettes ! Notre gastronomie est bien différente mais on observe quelques similitudes (notamment par rapport à ma région d'origine : l'Alsace). La cuisine estonienne a aussi son charme. Il y a plein de produits estoniens introuvables en France et qui me manquent... Mais chaque pays a ses spécialités ! J'invite les voyageurs à se laisser tenter et à découvrir les spécialités estoniennes.

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