21 octobre 2006

Individualisme & Collectivisme

Quelques semaines se sont écoulées après ma dernière note sur les distances hiérarchiques d'HOEFSTEDE qui permettent de cerner l'état d'esprit qui règne dans une entreprise estonienne ainsi que le comportement des collaborateurs et de la hiérarchie. Je vous invite aujourd'hui à découvrir l'axe "Individualisme-Collectivisme".
 
 
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Score de l'Estonie : 60
Score de la France : 71

Cet axe mesure la relation entre l’homme et la société dans laquelle il vit : degré de dépendance de l’homme vis-à-vis du groupe. Un facteur d'influence est la richesse du pays : plus le pays est riche et plus les personnes seront individualistes.
Dans le monde de l’entreprise, cette valeur permet de mesurer la distance entre un employé et son entreprise.

Caractéristiques des pays individualistes :

  • L’individu passe toujours en premier
  • La prise de décision est rapide car individuelle
  • Peu de mixité entre vie privée et vie professionnelle
  • Les jugements s’effectuent sur l’efficacité et non la loyauté
  • Il n’y a pas forcément de coopération entre individus et entre équipes
  • La communication est souvent très directe
  • Le conflit est jugé productif
  • L’avancement (rémunération, promotion) est fonction de l’individu
  • L’employé attache beaucoup d’importance à son indépendance
L'Estonie, tout comme la France, se situe dans la catégorie des pays "individualistes". Ce n'est pas forcément un mal : il en ressort une plus forte compétivité et une plus grande recherche du dépassement de soi.

19 septembre 2006

Contrôle de l'incertitude

Score de l'Estonie : 60 sur 100
Score de la France : 86 sur 100

Il permet de mesurer le degré de tolérance qu’une culture peut accepter face à l’inquiétude provoquée par des événements futurs et parfois imprévisibles.
Dans le monde professionnel, cette distance permet de juger 3 éléments :

  • L’atitude des employés face aux règles et aux normes
  • L’atitude face au stress et à l’émotivité
  • L’importance de la stabilité de l’emploi

Plus cette société aura un contrôle incertain fort, plus la vie des entreprises devra être gérée par des règles et des rites.

Caractéristique des pays à contrôle de l’incertitude fort :

  • Philosophie reine
  • Procédure et règles nombreuses et très détaillées
  • L’échec est fatal
  • Goût du risque faible
  • Travail sérieux
  • Émotivité forte
  • Le respect des lois couvre souvent des incompétences

10 septembre 2006

La distance hiérarchique

Elle correspond au degré d’inégalité attendu et accepté par les individus. L’autorité n’existe que si elle rencontre la soumission. Le pouvoir ne se maintient que si il satisfait un besoin de dépendance.

L'Estonie obtient un score de 40 sur une échelle de 100 degrés. Elle se rapproche des Etats-Unis qui possèdent le même score contrairement à la France, dont le score est 68, qui est plus attaché à la hiérarchie et plus tournée vers un management bureaucratique ou directif.

Caractéristiques des pays à distance hiérarchique faible :

- Management participatif
- Peu de manifestation de pouvoir
- Décisions prises après consultation de tous les acteurs du projet
- Pression faible car chacun est responsable de ce qu’il fait
- Discussions ouvertes et originalité acceptée

09 septembre 2006

Travailler en Estonie

Le magazine Management a publié des indices en comparant plusieurs pays au niveau de ce qu'il offre en matière d'emploi. Voici quelques résultats sur l'Estonie qui pourront vous donner une idée plus précise du monde de l'entreprise estonien :

Avantages fiscaux pour les entreprises : +++
Charges sociales : ++
Fiabilité des paiements inter-entreprises :+++
Niveau de l'import-export avec la France : +
Niveau des IDE : +++
Développement des NTIC : ++++
Principaux secteurs d'activité :
Produits dérivés du pétrole, télécoms, électronique, agroalimentaire
Grandes entreprises présentes :
Alcatel, Evian, Lafarge, Alstom, Aventis, Coface

Conditions de travail : +++
Conditions de vie : ++++

Part des diplômés de l'enseignement supérieur : 29,7 %

06 septembre 2006

Management Interculturel

Si l'expatriation est un doux rêve caressé par certains, pour d'autres il est synonyme de parcours semé d'embûches à la Indiana Jones. L'expatriation peut se vivre comme une révélation mais aussi comme le pire des cauchemars.

Ayant vécu 6 mois en Estonie et depuis 3 ans à plus de 600 km de ma ville d'origine, je pense qu'un élément essentiel est le mental et la confiance en soi. Ensuite, il faut connaître les outils qui permettent de s'adapter et de comprendre les réactions des habitants de notre nouveau pays d'adoption face à notre comportement.
Les entreprises qui s'implantent à l'étranger l'ont bien compris et n'hésitent pas à investir dans des formations ou à avoir recours à des spécialistes qui sauront faire en sorte que la rencontre en deux civilisations totalement différentes ne dégénère pas.

Ces différences varient fortement d'un pays à un autre et même entre deux pays voisins. Pour celles et ceux qui se souviennent de la tentative de partenariat entre Renault et Volvo, le résultat fut catastrophique et le projet avorté. Même si des divergences techniques sont apparues, les négociations ont échoué et ce, par un manque de compréhension entre des Français habitués à un style de management directif et des Suédois partisans d'un management participatif.

Ceci se résume en deux mots : MANAGEMENT INTERCULTUREL.

Les entreprises qui souhaitent s'exporter considèrent désormais cette notion comme incontournable. Mais la personne qui souhaite s'expatrier doit impérativement apprendre à gérer cette barrière culturelle par rapport à des sociétés qui ne pensent absolument pas comme nous. Certaines n'ont pas la même notion du temps, de l'espace, des relations au travail, ...

Pour ma part, je m'attacherai à vous guider sur ce que je connais des Estoniens afin que votre intégration, qu'elle soit pour 1 semaine ou 1 an, se passe le mieux possible.